EDITO

« La région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui bénéficie du meilleur ensoleillement de France continentale, est résolument engagée dans l’aventure de l’énergie solaire. Partout, des initiatives se développent : à l’échelle individuelle chez les propriétaires de maison, à l’échelle collective sur des immeubles, des bâtiments publics ou industriels, dans le monde agricole ou via des parcs au sol.

Il s’agit de « domestiquer » l’énergie solaire, pour pouvoir alimenter en journée les différentes activités économiques et sociales, pour recharger des véhicules électriques de plus en plus nombreux, et peut-être aussi, à plus long terme, pour produire de l’hydrogène vert susceptible de remplacer certaines énergies fossiles.

Parce qu’elle est intermittente et parce que tout le monde n’a pas accès aux mêmes ressources, l’énergie que le soleil nous donne doit être partagée, au sein de notre région comme avec les régions voisines. Cette « solidarité électrique » garantira aussi que nous continuerons à disposer d’électricité quand le soleil fait défaut, la nuit et en hiver.

C’est le réseau électrique public qui constitue l’outil essentiel de partage de l’électricité, et qui permettra demain à tous de profiter de l’électricité renouvelable produite dans notre région. Ce réseau existe : il est le fruit de plus d’un siècle d’histoire de l’électricité. Il doit aujourd’hui savoir à nouveau s’adapter aux évolutions de l’électricité et accompagner le défi de la transition énergétique.

C’est l’objet du projet de schéma sur lequel nous vous consultons aujourd’hui. Ce projet de schéma comporte deux volets :

  • D’abord, il prévoit de « réserver » un certain volume de capacité d’accueil sur le réseau pour le seul bénéfice des énergies renouvelables, quelles que soient leurs formes, et en différents points du territoire ;
  • Ensuite, ce schéma prévoit les travaux nécessaires pour offrir cette capacité, quand le réseau actuel est insuffisant ou que le territoire concerné est mal desservi.

Que vous représentiez une institution, une entreprise, une association ou que vous soyez un simple citoyen, ce schéma vous concerne. En aucun cas, RTE ne produit d’électricité : les projets de production d’énergie renouvelable seront les vôtres et se feront sur vos territoires. Votre avis sur ce projet de schéma doit nous permettre de concevoir un réseau apte à accompagner intelligemment l’essor de l’énergie solaire dans les prochaines années. »

Jean-Philippe Bonnet, Délégué Régional RTE en Méditerranée

 

La concertation préalable du public est terminée depuis le 03 février 2021.

RTE fera la synthèse des contributions et des suites qui y seront données dans un délai de 3 mois après la fin de la concertation. Ce bilan sera ensuite disponible sur cette plateforme.

Consultez les dernières contributions déposées :

Transition énergétique
Contribution n°72 - le 3 février 2021

Félicitation à RTE pour cette concertation avec le public à propos d'un sujet aussi important qu'est la transition énergétique en PACA et l'un de ses outils, le S3REnR.
C'est un magnifique succès de démocratie participative avec moins de 50 réponses pour 5 millions d'habitants ! Comment pourrait-on vous reprocher la « discrétion » de votre projet alors qu'aucune publicité n'a été faite sur le sujet (sauf bien sûr le minimum légal) et alors que la préoccupation de nos concitoyens est majoritairement la crise sanitaire et son corollaire, la crise économique.
Le législateur aurait pu imposer à EDF et aux autres distributeurs d'en faire l'information ! Hélas !
Cela aurait fait mauvais genre de demander l'avis des consommateurs (réduits depuis des lustres à la condition de simples payeurs de factures en constante augmentation) sur des dépenses supplémentaires de 500 à 600 millions d'euros rien que pour PACA et qu'ils rembourseront bientôt en plus des 5 milliards du coût des Linky qu'on ne va pas tarder à leur réclamer.
Au-delà du simple problème du transport de l'électricité et de la maintenance des équipements (pour laquelle il faut saluer le savoir-faire et le dévouement des techniciens d'EDF rebaptisés Enedis), on ne peut que constater que le seul problème qui vaille est un problème politique qui ne se résoudra que par des élus courageux osant mettre fin au démantèlement programmé du service public d'électricité, à la marchandisation de l'énergie telle que l'impose l'union européenne et sa doxa néo-libérale, mettre fin à l'abandon de la mission régalienne de l'État en matière de fourniture d'électricité au profit d'intérêts privés soutenus par de puissants lobbys industriels, quelques ministres affairistes et de nombreuses officines gouvernementales.
Depuis trop longtemps on a fait croire aux français que la transition énergétique nécessitait de casser notre modèle de production électrique, le plus sûr et l'un des moins cher au monde, alors que l'électricité ne représente que 25% de notre consommation finale d'énergie et que dans ces 25% plus de 90% sont déjà décarbonés grâce au nucléaire et à l'hydroélectricité.
Nul doute qu'il faille entretenir le réseau et le moderniser mais certainement pas en faisant de nos territoires des poubelles à parcs photovoltaïques implantées sur des zones naturelles, ou à éoliennes de 200 m de haut à 500 m de nos habitations. Comme vous le savez fort bien ces dispositifs intermittents ne produisent que quelques pour cents de nos besoins, déstabilisent nos réseaux (comme vous le dîtes si bien page 20), mettent à mal notre indépendance énergétique et nécessitent la construction de centrales de cogénération émettrices de CO2 (en France, on a choisi le gaz, plutôt que le charbon) pour prendre le relais ! Non au massacre de l'environnement au nom d'une écologie de bobos urbains lobotomisés par la pensée thunbergienne, de quelques ONG subventionnées, de ministres idéologisés et les préoccupations électoralistes du président de la République !
Vous ne parlez guère dans votre étude de l'éolien industriel terrestre, bien présent pourtant dans les objectifs du SRADDET, si ce n'est en indiquant très pudiquement (page 23) « les capacités réservées de raccordement sont disponibles pour tout type d'énergie renouvelable, sans distinction de filière ». S'agirait-il d'un sujet tabou qui embarrasse la classe politique en même temps qu'il nourrit l'inacceptation sociale et bientôt la révolte des citoyens ruraux. Il n'y aura pas forcément d'autres Sainte Victoire ?
Vous indiquez (page 43) « Ces objectifs ambitieux conduisent à un volume annuel de production issu des énergies renouvelables électriques de près de 31 TWh en 2030 et de 82 TWh en 2050, contre 11,4 TWh produits en 2019 pour une consommation électrique régionale de 37 TWh. »
Pourquoi cette volonté de produire 82 TWh d'EnR (vous avez oublié de dire en grande partie intermittentes) alors que la région ne consomme que 37 TWh (et que la PPE réclame de baisser) ?
Est-ce pour mieux exporter en Suisse ou en Italie, encore augmenter les profits des industriels du soleil et du vent (2,3 milliards de subventions rien qu'aux promoteurs éoliens en 2020 grâce aux mécanismes obligatoires d'achat qui ruinent EDF) et se défaire des excédents à des prix négatifs ?
Et encore, mieux vaut ne pas parler d'autres dispositifs ubuesques que notre politique électrique permet, comme le très pudique effacement qui permet de payer les gros industriels pour qu'ils se déconnectent du réseau les jours de pénurie, ou l'ARENH (voir contribution 35) qui fait croire aux clients des vendeurs d'électricité privés (Total, Engie et tous les autres) qu'ils consomment de l'électricité « verte » alors que leurs électrons achetés à vil prix viennent des centrales nucléaires d'EDF.
D'ailleurs on voit bien en lisant (pages 63 à 96) vos stratégies électriques par zone que vous ne réglez en rien le déséquilibre existant entre les 3 départements maritimes (13,83,06) et les 3 autres (84, 04,05) autosuffisants en électricité. Auriez-vous comme instruction de « charger la mule » chez les « paysans » du Vaucluse ou des Alpes pour mieux dégager la vue sur la côte d'azur ou dans le lubéron ?
Mais à quoi bon argumenter sur un projet de schéma déjà adopté ou presque sur un site de concertation confidentiel où tous les arguments contre sont d'ores et déjà balayés par les directives gouvernementales. Peut-être même cette contribution jugée discourtoise sera-t-elle censurée.
Les recours des citoyens sont verrouillés par un amoncellement anti démocratique sans précédent de lois, de décrets et de circulaires dont l'une des dernières en date le 20 novembre 2020, celle du premier ministre, dont l'objet « l'élaboration des contrats territoriaux de relance et de transition écologique » donne aux préfets jusqu'au 30 juin 2021 pour mettre les collectivités au pas.
Jean-Philippe Salley
Haut Buëch Nature
Alpes Provence Côte d'Azur Environnement
Fédération Environnement Durable

Réponse de RTE, le 17 février 2021

Nous vous remercions de votre contribution.

L'objectif du S3RENR  est d'accompagner la transition énergétique, telle que souhaitée par les pouvoirs publics, en planifiant les évolutions de réseau nécessaires.

Le S3REnR ne préjuge pas de la décision de réaliser ou non les projets d’installation de production d’énergie renouvelable, qui relèvent des porteurs de projets et qui devront suivre leur propre processus d’évaluation environnementale et d’autorisation. Ainsi, les ouvrages du réseau électrique prévus au schéma ne seront réalisés que si le développement des EnR se concrétise sur le territoire concerné.

RTE, en lien avec les gestionnaires de réseaux de distribution Enedis et EDSB, analysera l'ensemble des contributions et observations issues de la concertation pour faire évoluer le projet de schéma vers une version définitive, qui sera soumise à évaluation environnementale avec participation du public.

Bonne journée,

L'équipe S3REnR PACA

 

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Transition énergétique
Contribution n°71 - le 3 février 2021

Bonjour,

nous avons le plaisir de vous transmettre la contribution du Parc naturel régional des Baronnies provençales à la révision du S3RENR.

Réponse de RTE, le 17 février 2021

Nous vous remercions de votre contribution.

L'objectif du S3RENR PACA est de garantir que tous les projets de production ENR de demain puissent accéder au réseau, sans discrimination, quelle que soit leur taille. 

Outil de planification du réseau électrique, le S3REnR ne préjuge pas de la décision de réaliser ou non les projets d’installation de production d’énergie renouvelable. Ils relèvent en effet des porteurs de projets et devront suivre leur propre processus d’évaluation environnementale et d’autorisation par les pouvoirs public, processus dans le cadre duquel le PNR sera appelé à émettre un avis.

 Ainsi, les ouvrages du réseau électrique prévus au schéma ne seront réalisés que si le développement des EnR se concrétise sur le territoire concerné. A ce stade des études, compte tenu des enjeux du territoire, la création de nouvelles liaisons de raccordement est clairement privilégiée en technique souterraine, à confirmer par les études de détail des futurs projets d'ouvrage.

RTE, en lien avec les gestionnaires de réseaux de distribution Enedis et EDSB, analysera l'ensemble des contributions et observations issues de la concertation pour faire évoluer le projet de schéma vers une version définitive, qui sera soumise à évaluation environnementale avec participation du public.

Bonne journée,

L'équipe S3REnR PACA

 

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Consistance du schéma
Contribution n°70 - le 3 février 2021

La société VALOREM félicite tout d'abord RTE pour son travail de concertation et son étude technique ayant mené à ce projet de S3RENR.
Ce schéma permettra de contribuer au développement des ENR sur la région, afin d'atteindre les objectifs élevés qui ont été fixés.
Les évolutions proposées permettront d'accueillir les futurs projets dans des zones où la capacité du réseau est insuffisante à l'heure actuelle, et de permettre à la région de renforcer sa capacité de production électrique locale, encore très inférieure à la consommation régionale, pour éviter les risques de coupures à l'Est notamment.

Nous sommes très largement en accord avec les propositions, et nous avons simplement quelques remarques à formuler :

- Zone 1 : Alpes Maritimes et Est-Var
L'ajout d'un transformateur au poste de Valderoure semble nécessaire car la capacité du premier transformateur qui a été installé est déjà prise par les projets autorisés dans le secteur. D'autres projets sont en cours et auront besoin d'une capacité supplémentaire pour se raccorder à court terme.

- Zone 4 : Vaucluse et Pays d’Arles
La création d’un poste 225/20 kV autour d’Albion parait nécessaire du fait de la présence d’un gisement solaire favorable et au regard des enjeux territoriaux. La première option de raccordement de ce poste, c’est-à-dire un raccordement à Plan d’Orgon permet de dégager un réel potentiel dans le secteur (300 MW) plutôt qu’un raccordement au poste de Terradou, nécessitant des travaux sur ce poste pour permettre une évolution de la capacité de 180 MW qui serait sans doute trop faible dans ce secteur. La non inscription de la desserte du secteur dans cette révision du schéma n’est pas une solution envisageable au regard du gisement solaire et des potentialités importantes du territoire en matière de développement de projets photovoltaïques à court terme.

- Zone 5 : Haute-Provence et Verdon
Concernant cette zone, qui semble être très sollicitée pour l’implantation de parcs solaires au sol, le volume proposé est relativement conséquent. Néanmoins, au regard des projets qui ont été remontés aux différentes commissions/discussions/contributions autour de ce S3REnR et des projets qui sont rentrés en développement depuis, ainsi que les fortes ambitions de certaines collectivités, le volume envisagé pour cette zone 5 sera-t-il suffisant, notamment pour le Haut-Var ?
Par ailleurs, dans les réponses de RTE à plusieurs contributions, RTE précise « les ouvrages du réseau électrique prévus au schéma ne seront réalisés que si le développement des EnR se concrétise sur le territoire concerné. ». Aujourd’hui la zone du Haut-Var est saturée, et les porteurs de projets ont de plus en plus mal à trouver des solutions de raccordement efficientes. Il est très important que, malgré des instructions en cours pour des projets EnR, les démarches administratives et opérationnelles pour l’amélioration et l’augmentation des capacités du réseau, soient lancées rapidement dans cette zone 5, afin d'éviter que des projets autorisés voient leur calendrier retardé de plusieurs années, et de permettre de répondre au plus vite aux objectifs des politiques en matière d’énergie renouvelables.

- Zone 6 : Hautes-Alpes et vallée de l’Ubaye
Secteur du Buech-Rosanais
Le réseau électrique dans le secteur du Buëch tend à devenir rapidement saturé. Il parait donc nécessaire et pertinent d’engager les travaux de développement et renforcement du réseau. L’augmentation de la capacité de transformation aux postes de Trescleoux, Ventavon, Veynes, La Trinité et Serre Ponçon permettra l’essor des projets solaires dans le département. La construction d’un nouveau poste dans le secteur centre Buëch est particulièrement nécessaire pour l’émergence des projets dans ce territoire, doté d’un gisement non négligeable et jusqu’à présent limité, du fait de l’impossibilité de raccordement au réseau. La création du poste dans le Rosanais peut être d’ores et déjà envisageable, permettant ainsi et dès à présent la valorisation du gisement par des projets qui sont déjà en cours de développement.

Nous souhaitons donc vivement que ces solutions puissent être mises en œuvre dans des délais relativement courts afin de permettre le développement de plusieurs projets de territoire importants pour les collectivités locales et la transition énergétique.

Réponse de RTE, le 17 février 2021

Nous vous remercions de votre contribution.

RTE, en lien avec les gestionnaires de réseaux de distribution Enedis et EDSB, analysera l'ensemble des contributions et observations issues de la concertation pour faire évoluer le projet de schéma vers une version définitive, qui sera soumise à évaluation environnementale avec participation du public.

Bonne journée,

L'équipe S3REnR PACA

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Transition énergétique
Contribution n°69 - le 3 février 2021

Contribution déposée le 27/01/2021.
Un courriel reçu ce jour m'indique que le fichier joint est vide.
Je vous le retourne maintenant comme je l'ai joint à Mme Nathalie BAILLY.
Cordialement,
Jean-Pierre Bodossian

Pièce jointe : contribution de M. Bodossian

 

Réponse de RTE, le 17 février 2021

Nous vous remercions de votre contribution.

L'objectif du S3RENR  est d'accompagner la transition énergétique, telle que souhaitée par les pouvoirs publics, en planifiant les évolutions de réseau nécessaires.

RTE, en lien avec les gestionnaires de réseaux de distribution Enedis et EDSB, analysera l'ensemble des contributions et observations issues de la concertation pour faire évoluer le projet de schéma vers une version définitive, qui sera soumise à évaluation environnementale avec participation du public.

Bonne journée,

L'équipe S3REnR PACA

 

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Transition énergétique
Contribution n°68 - le 3 février 2021

Si les Parcs directement concernés par le projet de S3REnR ont rendu chacun un avis spécifique à leur territoire, ils souhaitent également apporter une contribution commune à travers leur « Réseau des Parcs naturels régionaux de Provence Alpes Côte d’Azur ».

Les Parcs naturels régionaux portent l’ambition d’inventer un modèle de transition traduit dans leur projet de territoire. La protection des patrimoines naturels et culturels, la transition énergétique, la qualité environnementale, l’aménagement durable du territoire et le développement économique respectueux des ressources locales orientent leur Charte.

Engagés dans la transition énergétique, les Parcs portent ou accompagnent des programmes d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables en cohérence avec la stratégie régionale (SRADDET) et en lien avec les objectifs locaux (PCAET). Leurs territoires sont régulièrement prospectés par des opérateurs éoliens et photovoltaïques dont les projets peuvent impacter les paysages et être consommateurs d’espaces. Les Parcs sont attentifs à un développement équilibré des énergies renouvelables, respectueux des patrimoines. Afin de préciser localement cette orientation générale, la plupart des Parcs de la Région ont adopté une position spécifique à chaque territoire.

Le Réseau des Parcs relève justement que le schéma n’intègre pas suffisamment les contextes et potentialités des territoires, risquant ainsi de provoquer une inflation de projets dans certaines zones où leur développement doit rester limité. En effet, l’impact ne viendra pas tant des infrastructures du réseau électrique que des projets de production électriques eux-mêmes. Certains postes sources prévus pourraient permettre techniquement le raccordement de projets photovoltaïques au sol, à fort impact sur le foncier agricole et naturel. Ce risque existe parfois même lorsqu’ils sont prévus hors des territoires des Parcs, à proximité. A l’inverse, aucun nouveau poste source n’est prévu dans certaines zones présentant encore un potentiel en toiture et zones artificialisées.

Les Parcs souhaitent aussi soulever le risque qu’une priorité soit donnée aux projets d’envergure au détriment de projets alternatifs, comme ceux des « centrales villageoises » qu’ils soutiennent, et dont la mise en œuvre se verrait ralentie.

Concernant les ouvrages de transport d’électricité, il apparait indispensable de ne pas créer de lignes aériennes nouvelles et de recourir systématiquement à l’enfouissement. Il parait d’ailleurs regrettable que les études d’impact prévues ne portent que sur les installations alors qu’elles auraient tout intérêt à prendre en compte les zones de potentiel rayonnant autour des ouvrages. Cette approche limitative pourrait conduire à ce que des externalités négatives sur l’environnement apparaissent ultérieurement.

Il serait également important de considérer les risques d’impact sur la biodiversité (collision avifaune par exemple) liés aux ouvrages. Les services des Parcs peuvent apporter un appui à l’identification des enjeux et préconisations en ce sens et pour l’entretien des infrastructures.

Enfin, plus largement, il serait également intéressant que la stratégie globale du schéma intègre les enjeux d’efficacité énergétique des territoires et envisage le sujet de leur autonomie énergétique, voire de la solidarité énergétique entre les territoires.

Le réseau des Parcs naturels régionaux de Provence Alpes Côte d’Azur

Réponse de RTE, le 17 février 2021

Nous vous remercions de votre contribution.

L'objectif du S3RENR PACA est de garantir que tous les projets de production ENR de demain puissent accéder au réseau, sans discrimination.

A l'échelle de la région, environ 2/3 des capacités d'accueil envisagées desservent des secteurs à fort potentiel photovoltaïque sur surfaces anthropisées (toitures, parkings …). Sur les autres secteurs, les capacités d’accueil du réseau envisagées pourront tout aussi bien servir au raccordement d’installations photovoltaïques sur toiture ou parking, qui présentent également un potentiel significatif.

 Outil de planification du réseau électrique, le S3REnR ne préjuge pas de la décision de réaliser ou non les projets d’installation de production d’énergie renouvelable, qui relèvent des porteurs de projets et qui devront suivre leur propre processus d’évaluation environnementale et d’autorisation par les pouvoirs publics.

 Ainsi, les ouvrages du réseau électrique prévus au schéma ne seront réalisés que si le développement des EnR se concrétise sur le territoire concerné. A ce stade des études, compte tenu des enjeux du territoire, la création de nouvelles liaisons de raccordement est clairement privilégiée en technique souterraine, à confirmer par les études de détail des futurs projets d'ouvrage.

RTE, en lien avec les gestionnaires de réseaux de distribution Enedis et EDSB, analysera l'ensemble des contributions et observations issues de la concertation pour faire évoluer le projet de schéma vers une version définitive, qui sera soumise à évaluation environnementale avec participation du public.

Bonne journée,

L'équipe S3REnR PACA

 

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